• Widal Fernand, Médecin et bactériologue Français ( Dellys, auj. Delles, Algérie, 1862-Paris 1929).


    On lui doit notamment la découverte du bacille de la dysenterie épidémique et celle du sérodiagnostic des fièvres typhoïde et paratyphoïde ( sérodiagnostic de Widal et Félix);


    il a aussi fait progresser considérablement la connaissance et le traitement des maladies du rein.
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  • Ensemble de petites taches jaunâtres légèrement saillantes, situées sur la partie des paupières proche du nez et constituées d'un dépôt de cholestérol.


    Un xanthélasma peut être consécutif à une hypercholestérolémie ( excès de cholestérol sanguin), ou ne pas avoir de cause précise.


    Son évolution et bénigne et très lente. L'ablation chirurgical n'est justifiée qu'en cas de gène, surtout esthétique.
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  • Yersin Alexandre Bactériologiste Français d'origine Suisse ( Lavaux, canton de Vault, 1863- Nha Trang, Viêt Nam, 1943).


    A Paris, ou il travailla à l'institut Pasteur, il mit en évidence la toxine diphtérique avec le médecin Français Emile Roux.

    Il partit ensuite pour l'Annam, région centrale du Viêt Nam. En tant que médecin du Service de santé colonial, il étudia à Hongkong la peste bubonique et découvrit , en 1894, le germe responsable de cette maladie.

    Il fonda à Nha Trang, sur la côte d'Annam, un laboratoire destiné à la fabrication du sérum antipesteux qu'il avait lui-même mit au point.
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  • En 1427, une épidémie reçut le nom de " dando" ( dans le dos): " as tu point eu de la dando?", s'interpellait-on. Obligeant les malades à se couvrir la tête et les oreilles afin de ne pas aggraver leur indisposition, elle reçut un temps le nom de " coqueluche", distincte de la maladie bactérienne que l'on désigne aujourd'hui de ce nom.

    Le mot, dérivant du latin " cucullus ' capuchon', vient de ce que les patients se couvraient d'une capuche appelée " coqueluchon". Ce n'est qu'à partir de 1510 que peuvent être réunis des données relativement précises.

    Le premier épisode ayant l'ampleur d'une pandémie grippale  serait daté de 1580. Venue d'Asie durant l'été, elle s'étendit à l'Afrique puis à l'Europe, traversant l'Asie Mineure et l'Afrique de l'Ouest.

    L'Europe fut infectée du sud au nord sur une période de six mois. L'infection gagna l'Amérique. On déplora 8 000 morts à Rome, plusieurs villes d'Espagne furent dévastées. A mesure que les années passent, on dispose de plus d'informations. Ce fut le cas pour la pandémie de 1729, qui débuta au printemps en Russie et évolua sur la surface du globe en trois vagues successives, les dernières plus sévères que les premières.


    Le roi Louis XV ne fut pas épargné. Il désigna la maladie ( courant comme une petite folle) sous le nom de " folette". Le mot fut repris. " Ce sera donc la folette qui aura l'honneur de vous avoir rendus sages", écrit le chancelier d'Aguesseau à son fils aîné. Dans une lettre de janvier 1768, Voltaire, qui séjourne auprès de Catherine II à Saint Pétersbourg, écrit: " La grippe, en faisant le tour du monde, a passé par notre Sibérie, et s'est emparée un peu de ma vieille et chétive figure.


    " S'étant lamenté auprès du roi Frédéric  de Prusse, celui-ci lui répondit: " je suis bien fâché d'apprendre que la grippe vous ait tant abattu. Je me flatte que l'esprit soutiendra le corps, comme l'huile fait durer la flamme dans la lampe." Folette un temps, la grippe a été désignée aussi sous les termes de " coquette", " puce", " baraquette", " petite poste", " petit courrier",...


    Elle s'est imposée en France sous la dénomination de " grippe" au XVIIIe siècle ( de l'allemand grippen, signifiant " saisir brusquement"), la victime étant agrippée avec brutalité par le mal. Le mot ne s'imposa que lentement.
     

    On lit sous la plume de Tolstoï dans une scène de Guerre et Paix qu'il situe entre 1805:" Depuis quelques jours Anna Pavlovna avait des accès de toux, la grippe, disait-elle, en recourant à un mot nouveau encore peu répandu." Dans les pays anglo-saxons, c'est le mot " influenza", apparu en Italie, qui a été retenu.


    On l'employa pour la première fois en Angleterre au XVIIIe siècle, lors de l'épidémie de 1743. La conjonction des planètes paraissant jouer à cette époque un rôle important dans l'explication des fléaux, on croyait l'affection sous l'influence des astres ( influenza di stelle). On observait aussi qu'elle était liée au froid ( influenza di freddo).


    dans une lettre à son fils, Lord Chesterfiels, évoquant la grippe qui sévit à Londres en 1767, évoque " une maladie épidémique qu'on appelle du jolie nom d'influenza. C'est une petite fièvre dont personne ne meurt et qu'une petite diarrhée emporte communément".


    La gravité de la maladie pour les personnes âgées est soulignée par d'autres. Dans une correspondance de 1775, Bachaumont écrit:" Un rhume épidémique , qui a commencé à Londres et y cause actuellement de l'inquiètude, au point qu'on voit arriver beaucoup d'Anglais pour se soustraire à ce fléau, a sauté dans nos provinces méridionales, a accablé presque tous les habitants de Toulon et de Marseille et s'est étendu à Paris, ou il devient catarrheux et fait périr quelques fois dix à douze de ces pauvres vieillards par jour.



    " Lors de la pandémie de 1781-1782, qui commença en Chine à l'automne, s'étendit à la Russie et gagna l'Europe en huit mois, la maladie fut à l'inverse sévère pour les jeunes adultes. A Saint-Pétersbourg , au plus fort de l'épidémie, on recensa jusqu'à 30 000 malades en une journée; les deux tiers de la population de Rome furent affectés.



    En 1803, une épidémie fut en France particulièrement meurtrière. " Les gens les plus vigoureux sont rapidement abattus: les jambes refusent le service, la tête, la gorge sont prises et la fièvre s'en mêle", lit-on dans Un hiver à Paris sous le Consulat, un témoignage de Johann Friedrich Reicjhardt, ancien maître de chapelle de Frédéric le Grand.


    Il n'est pas une seule maison ou l'on ne compte des malades. Les victimes sont nombreuses, principalement des jeunes gens. D'autres épidémies survinrent, en 1817, 1830 puis en 1837, alitant la moitié de Paris. " L'influenza plane sur la grande cité, écrit un chroniqueur de l'époque. Au cours de l'hiver 1889-1890, une pandémie à point de départ vraisemblablement asiatique s'étendit à l'Europe après être passée par la Russie.


    La maladie affecta 40% de la population mondiale puis disparut après quelques semaines. La mortalité fut considérable, en particulier chez les enfants et les vieillards. Quelque soit la dénomination diverse et une allure clinique variable dont on constate que la fièvre , l'atteinte  de l'état général, et les signes respiratoires, la grande contagion et la relative gravité aux âges extrême, la grippe fut de tous les temps.

    Les pandémies apparaissent comme cycliques, survenant en moyenne deux à quatre fois par siècle. Elles débutent souvent sur le continent asiatique, mettent plusieurs mois à atteindre l'Europe, y demeurent quelques mois avant de disparaître aussi brusquement.

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  • Situer l'apparition de la maladie et lui rattacher certaines épidémies parmi d'autres infection possibles au cours de l'histoire a fait l'objet de suppositions plus ou moins étayées. Les symptômes de la grippe sont en effet dénués de spécificité.

    ce n'est qu'à partir de la grippe espagnole en 1918-1919, dont le virus responsable put être identifié rétrospectivement, que les épidémies survenues ensuite ont été rattachées aux virus de la grippe. Une épidémie caractérise la propagation subite et rapide d'une affection contagieuse dans une région ou au sein d'une collectivité: une pandémie est un processus similaire étendu à un continent, à la planète entière.


     On pense que le virus initial responsable de la grippe pourrait être d'origine aviaire. L'oiseau est un hôte de tous les virus grippaux connus. Par sa migration, il est le seul animal à fréquenter la quasi-totalité des milieux terrestres et marins et à avoir répandu au cours de l'histoire les virus grippaux sur la planète.

    Cette transmission daterait des débuts de l'élevage, voire antérieurement. Le virus serait passé du canard sauvage au canard domestique avant d'être transmis à l'homme. Une cohabitation étroite entre humains , canards, coqs, poules et porcs, au sein d'un habitat rural dont la rusticité n'a guère évolué jusqu'à nos jours, favorise les échanges et les mutations de virus.
     
    Hyppocrate , au V e siècle avant J-C, décrit dans le V e livre des Epidémies une maladie contagieuse sévissant dans le nord de la Gfèce, dont les symptômes rappellent la grippe.
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